Un berbérisant de terrain : Arsène Roux (1893-1971), Ecrits et inédits

La présente publication s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste, celui de l’exploitation et de la valorisation des archives du fonds Arsène Roux. Déposé actuellement à la médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) à Aix-en-Provence (France), ce fonds était, au début des années soixante-dix, dans les murs du Laboratoire d’Anthropologie et de Préhistoire des Pays de la Méditerranée Occidentale (LAPMO) où il a constitué pendant des années l’environnement quotidien et immédiat d’un groupe de chercheurs et de doctorants travaillant sur le monde amazighe (linguistes, préhistoriens, archéologues, anthropologues, ethnologues, sociologues, etc.). Il s’agit de la bibliothèque personnelle d’A. Roux que ses héritiers ont légué à l’Encyclopédie Berbère dont le directeur et fondateur était Gabriel Camps. Ce fonds d’archives d’une grande richesse se compose de manuscrits, de fichiers lexicographiques, de textes, de notes linguistiques, de fiches pédagogiques, de cahiers d’écoliers, etc. En somme, de tout ce que peut contenir la bibliothèque d’un chercheur qui s’est intéressé tant à l’étude de l’arabe qu’à celle de l’amazighe.
Ce mémorial A. Roux englobe à côté des travaux sur la langue, la littérature et l’histoire, un volet consacré à l’enseignement de l’amazighe. Il est organisé en deux volets. Le premier regroupe les articles publiés d’A. Roux, au nombre de 15, répartis thématiquement. Six concernent la langue (grammaire, lexique et onomastique) ; sept se rapportent à la littérature au sens large (poésie, littérature orale et manuscrits) et deux traitent de l’histoire (fin du XIXe siècle) à partir de l’étude de manuscrits. Dans cette même partie, sont présentés quatre comptes rendus élaborés par A. Roux à propos d’ouvrages de référence en linguistique amazighe (A. Jordan : Dictionnaire berbère –français (1934), Textes berbères (1935) ; Dictionnaire touareg-français de Foucauld (1951) ; La langue berbère d’A. Basset (1952) et Le verbe kabyle de J. Dallet (1953)). Deux comptes rendus de travaux d’A. Roux établis par Lionel Galand, publiés respectivement dans Hespéris, 1950 et 1954, trouvent leur place dans cette première partie. Sont fournies, également dans cette première partie, deux notices nécrologiques rédigées par A. Roux. Il s’agit d’hommages à la mémoire d’Édmong Destaing, linguiste berbérisant, auteur notamment de Étude sur la tachelhit du Soûs : Vocabulaire français-berbère et de Étude sur le dialecte des Béni-Snous, décédé en décembre 1940 et de Georges Marcy, orientaliste berbérisant, disparu en septembre 1946.
Le second volet, consacré à l’enseignement, contient des documents inédits puisés dans les archives A. Roux ainsi que dans les archives de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Il s’agit de comptes rendus détaillés sur l’enseignement de l’amazighe au Maroc, ses points forts et  ses limites. A. Roux, en bon connaisseur du Maroc colonial, doublé d’un pédagogue expérimenté, ne s’est pas contenté de faire un état des lieux de la situation, mais va au-delà dans une visée prospective de l’enseignement et de la recherche en amazighe. Avec leur grande précision, ces documents nous ont paru d’une importance cruciale, d’où leur publication dans cet ouvrage.
 

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