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Colloque international

Préservation et valorisation
du patrimoine matériel culturel
dans la Région du Souss-Massa-Draâ

De par sa position géographique et l’épaisseur de son histoire, le Maroc a toujours constitué une zone de transition, un espace de brassage et d’échange. De ce fait, il dispose d’un patrimoine matériel et immatériel aussi riche que varié.

En fait, le savoir faire local marocain puisant dans son fonds amazighs, s’est durant son histoire enrichi par des apports extérieurs très variés notamment phénicien, romain, arabo-musulman, africain et euro-méditerranéen). Cette culture qui n’est autre que le concentré de plusieurs apports a été modelée dans le temps et dans l’espace en fonction des vicissitudes géographiques et historiques du pays. Il en résulté la civilisation marocaine. 

Celle-ci s’est donc construite au cours de l’histoire avec les  premiers royaumes amazighes, l’émergence des premiers comptoirs phéniciens et l’apport des civilisations antiques, mauritaniennes et romaines. Ces différentes époques ont livré, outre un patrimoine archéologique important, des architectures, un savoir-faire en matière de gestion des ressources naturelles, mais  également un patrimoine mobilier très riche et varié. Avec l’avènement de l’Islam et à, partir du 8ème siècle, le patrimoine local s’est enrichi par les apports de l’Orient.

Le legs de toutes ces périodes historiques reflète la grandeur et la splendeur de ces cultures matérielles où le fond local et les apports externes ont constitué un brassage riche et harmonieux.

Les témoins matériels de ce legs constituent aujourd’hui la fierté de la nation marocaine. Les sites historiques, les monuments, les ouvrages hydrauliques, les formes de gestion et d’adaptation, forment autant de témoins sur lesquels s’est fondée l’identité marocaine.
 
Ainsi, en dehors des anciennes cités et villes impériales, notamment dans les versants sud de l’Anti-Atlas et du Haut-Atlas, le Maroc dispose des témoins matériels d’une architecture d’une beauté et d’une richesse uniques (Qsours et Qasbas). Les greniers collectifs typiques de ces régions, outre leur aspect architectural sont une école dans leurs formes d’organisation socioéconomique.

Ces différentes cultures matérielles, nous ont aussi légué un patrimoine mobilier diversifié et riche. Les musées nationaux en détiennent une grande partie dans leurs collections exposées.

Le volet tangible de ce patrimoine englobe une diversité de thèmes et de formes reflétant une profondeur historique et les contrastes géographiques du pays. Le modelage que ce patrimoine a connu au cours des temps immémoriaux reflète les différentes formes d’adaptation des populations.

De ce patrimoine aussi varié, on retient  pour mémoire :

  • Les différents sites historiques;
  • Les gravures rupestres.
  • L’imposante architecture des anciennes médinas,
  • L’architecture en pisé.
  • Les greniers collectifs disséminés à travers les Atlas ;
  • Les édifices religieux;
  • Le patrimoine mobilier (tapis et les bijoux, l’habillement, art  culinaire…)  Ce sont là autant d’éléments d’une identité qu’il faut connaître et sauvegarder.

*  La gestion communautaire de l’eau, du sol, de la flore, de la faune… a aussi fait preuve de son excellente adaptation.

Par ce survol, certainement non exhaustif, le comité d’organisation  vise à stimuler la réflexion sur un sujet crucial et d’actualité. En fait à un moment où le Maroc a besoin de fortifier son identité en mobilisant toutes ses composantes, son patrimoine est en train de connaître une dégradation notable.

Or, face à la mondialisation, seules résisteront les peuples qui s’assument et qui se développent. Aujourd’hui, le grand défi est, comment mettre à profit le passé sans le sacraliser ? Comment exploiter la civilisation de l’Autre tout en restant soi-même ? La réponse à ces dilemmes nécessite une meilleure connaissance, un travail de sauvegarde et de valorisation de cet héritage en tant levier de développement.

Le colloque qu’organisera l’IRCAM autour de cette thématique vise à lancer les jalons d’une réflexion scientifique autour du patrimoine et de l’identité. C’est un objectif stratégique qui, dans sa première phase, peut se focaliser sur l’état des lieux des principaux objets du patrimoine matériel :

  • Le patrimoine archéologique (sites, gravures…);
  • Le patrimoine architectural (Médinas, Qsour, Greniers, Qasba, Mosquée, Medrassa, forteresses etc.) ;
  • Le  savoir-faire en terme de gestion du patrimoine naturel (eau, terre, flore, faune, paysages…);
  • Le patrimoine mobilier (tapis, bijoux, manuscrits, habillement, art culinaire etc.)  

Télécharger la fiche d’inscription au colloque <<ici>>.

 
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