Rectorat    
  Mot du Recteur  
     
 

L’IRCAM a fêté le 17 octobre 2009 le huitième anniversaire de sa création par Sa Majesté Mohammed VI. Le bilan est largement positif tant les réalisations sont importantes aux plans politique, culturel et linguistique mais la veille est de mise eu égard à certains retards. La reconnaissance institutionnelle et sociale de l’amazighité est un fait qui s’installe progressivement et durablement dans l’enseignement, le paysage médiatique, la scène culturelle et dans le corps social.

L’enseignement de l’amazighe couvre le primaire sans être généralisé à l’ensemble des écoles et au niveau secondaire; les études amazighes sont introduites dans quelques universités mais partout il y a un manque flagrant d’enseignants. Le pôle télévisuel accueille des programmes en langue amazighe et sur la culture amazighe sans pourtant connaître les améliorations en qualité et en quantité prévues dans le cahier des charges des chaînes; le lancement de la TV tamazighte est toujours à l’ordre du jour. Des activités culturelles, de plus en plus nombreuses et importantes, sont organisées par l’IRCAM et par des associations qui ont permis d’enregistrer des progrès substantiels dans les domaines de la recherche scientifique, de l’édition, de la littérature, de la chanson, du théâtre, du cinéma, des arts plastiques, etc. grâce, notamment, aux prix annuels décernés par l’IRCAM et au soutien apporté aux associations dans le cadre d’un partenariat fondé sur la responsabilisation, la transparence et l’évaluation.

Durant ces huit années, l’IRCAM a contribué à la promotion de la culture amazighe avec ses partenaires au sein des institutions et de la société civile, et à la sensibilisation de la classe politique et de l’opinion nationale à l’importance de l’amazighité dans la construction du Maroc moderne. Des efforts non négligeables ont été faits par l’IRCAM afin de faire connaître aux chancelleries étrangères et aux délégations de chercheurs et d’étudiants étrangers les réalisations du Maroc en matière de promotion de la culture amazighe à travers les visites à l’Institut et dans le cadre des missions effectuées à l’étranger par les responsables et les chercheurs de l’IRCAM.

C’est dire que, en l’espace de huit années, le bilan des réalisations est incontestablement positif en dépit des lenteurs que connaît l’introduction de l’amazighe dans l’éducation, dans les médias et dans d’autres secteurs non moins importants. Les initiatives prises par le Conseil d’administration de l’IRCAM, à travers les activités de ses différentes commissions, permettront certainement de contribuer à asseoir la stratégie de promotion de la culture amazighe sur des bases politiques et juridiques à même de garantir l’effectivité de cette stratégie et la pérennité de l’amazighité dans un Maroc démocratique et moderniste.

                                                                                                           Le Recteur